Le web design en 2025, est-il vraiment un marché saturé ?

C’est une question qui revient souvent dans les échanges avec nos clients, nos partenaires, ou même entre designers.

WEB DESIGN

16/12/2025

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et des idées qui infusent.

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Le web design en 2025, est-il vraiment un marché saturé ?

L’IA va-t-elle remplacer les designers ?

C’est une question qui revient souvent dans les échanges avec nos clients, nos partenaires, ou même entre designers. Avec l’arrivée massive des outils no-code, des générateurs de sites par intelligence artificielle et des prototypes créés en quelques minutes, le doute s’installe parfois : le design web a-t-il encore une vraie valeur en 2025 ?

Chez Junca, on ne balaie pas la question d’un revers de main. On la trouve légitime. Et on y répond sans posture défensive : oui, le métier change — mais non, il ne disparaît pas.

L’IA n’est pas une menace, c’est un levier

On va commencer par être très clairs : l’IA fait déjà partie de notre quotidien.

Chez Junca, on l’utilise comme un outil de travail, au même titre que Figma, Blender ou Framer. Elle nous permet d’explorer plus vite, de tester davantage d’idées et de gagner un temps précieux sur les phases amont. Concepts, MVP, pistes visuelles, images, croquis, illustrations… l’IA agit comme un accélérateur créatif.

Dans nos projets web, elle est particulièrement utile dès les premières étapes. Lorsqu’on pense la structure d’un site, son zoning, la hiérarchie des pages ou les parcours utilisateurs, l’IA nous aide à poser un cadre, à challenger nos choix et à structurer une base solide avant d’entrer dans le design fin.

Elle nous accompagne aussi dans la création d’univers visuels. Des outils comme Midjourney nous permettent de projeter rapidement des intentions graphiques, d’ouvrir la discussion avec nos clients et de nourrir une direction artistique. Mais à aucun moment l’IA ne “fait le site à notre place”.

Elle nous aide surtout à aller plus vite vers les bonnes décisions.

“L’IA ne remplace pas la vision, elle la met à l’épreuve.”

Oui, l’IA peut créer un site. Mais pas une marque. Les avancées sont impressionnantes. Aujourd’hui, des outils comme Nano Banana Pro (Gemini) permettent de générer une landing page ou un prototype fonctionnel en quelques minutes. Pour certains besoins, c’est largement suffisant. Et tant mieux.

Mais quand on prend un peu de recul, un constat s’impose : les sites générés par IA se ressemblent énormément.

Même structure, mêmes mécaniques, même esthétique “propre mais générique”. Ils remplissent une fonction, mais racontent rarement une histoire. Le branding est souvent superficiel, la narration inexistante, et l’expérience utilisateur pensée pour “le plus grand nombre”, pas pour une identité précise.

Une autre question se pose alors très vite : que se passe-t-il après ? Qui fait évoluer le site dans le temps ? Qui conçoit des pages vraiment sur mesure ? Qui crée la 3D d’un produit, d’un service, d’un concept complexe ? Qui imagine des animations au scroll qui rendent le site vivant et mémorable ? Et surtout, qui transmet les clés au client pour qu’il puisse reprendre la main sur son outil ?

Chez Junca, on ne livre pas un site figé. On livre un outil maîtrisable, évolutif et aligné avec la vision business du client.

Alors, le web design est-il vraiment un marché saturé ?

Dire que le web design est saturé, c’est oublier une chose essentielle : les entreprises évoluent en permanence. Comme dans la mode ou le branding, le web fonctionne par cycles. Tous les trois ou quatre ans, un site devient obsolète. Pas seulement graphiquement, mais aussi stratégiquement. Les offres changent, les cibles évoluent, les usages se transforment.

Un site qui fonctionnait hier peut devenir un frein aujourd’hui. Et surtout, le design web ne se limite pas à “faire quelque chose de joli”. Il s’agit de comprendre des enjeux, de structurer un message, de guider un utilisateur, de créer de la confiance et de générer de la conversion.

Un bon site est un levier business, pas un simple support de communication.

“Un site web n’est jamais terminé. Il vit au rythme de l’entreprise qu’il représente.”